Trois roquettes se sont abattues dans la matinée de dimanche près de l’ambassade américaine à Bagdad, en Irak. Il s’agit de la 19e attaque contre les intérêts américains en quatre mois.

Le commandement militaire irakien a indiqué que trois roquettes se sont abattues tôt dimanche 16 février près de l’ambassade américaine à Bagdad. Il s’agit de la 19e attaque contre des intérêts américains en Irak en près de quatre mois.

Dans le même temps, une roquette a provoqué des dégâts matériels dans « un centre de soutien logistique du Hachd al-Chaabi », coalition de paramilitaires pro-Iran désormais intégrée aux forces de sécurité, a indiqué le commandement militaire. Son communiqué ne précise pas si les tirs de roquettes sur ces deux zones distantes de plusieurs kilomètres font partie de la même salve ou pas.

« Impacts de petites roquettes »

La coalition antijihadiste emmenée par les Américains a confirmé des « impacts de petites roquettes » sur Union-III, la base officiellement irakienne proche de l’ambassade américaine où siège le commandement et de nombreuses troupes de la coalition internationale, en premier lieu des militaires américains. Le commandement militaire irakien comme la coalition assurent qu’aucune victime n’a été recensée.

Des explosions survenues vers 0 h 30 GMT ont résonné dans le centre de Bagdad, a rapporté un journaliste de l’AFP, et déclenché les sirènes d’alarme de l’ambassade américaine, selon une source diplomatique. Elles ont été suivies d’un survol aérien de la zone, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les attaques à la roquette contre des soldats, des diplomates ou des installations des États-Unis en Irak se sont multipliées depuis la fin octobre. Elles ont tué un sous-traitant américain et un soldat irakien.

Aucune des 19 attaques recensées depuis le 28 octobre n’a été revendiquée mais Washington accuse les factions armées pro-Iran d’en être les auteurs.

Les tensions entre Washington et Téhéran, tous deux alliés de Bagdad, ont dégénéré fin 2019 sur le sol irakien, menant à l’assassinat à Bagdad du général iranien Qassem Soleimani sur ordre du président américain Donald Trump.

« Compte à rebours pour la souveraineté »

Les Iraniens avaient riposté avec une pluie de missiles sur une base irakienne où sont postés des soldats américains, en blessant une centaine.

Les factions du Hachd, qui ont perdu leur leader de facto dans le raid contre Soleimani, Abou Mehdi al-Mouhandis, promettent elles aussi depuis une « vengeance » contre les États-Unis.

Le Parlement irakien – où le Hachd tient le deuxième bloc de députés – a déjà réclamé l’expulsion des 5 200 soldats américains du pays.

Samedi, l’une des factions pro-Iran les plus radicales d’Irak, Noujaba, a affirmé sur Twitter avoir « décidé de commencer le compte à rebours pour la souveraineté (de l’Irak) et la réponse aux forces d’occupation américaines ».

« Nous sommes plus près que vous ne l’imaginez », a encore menacé le groupe, au-dessus de la photo d’un blindé américain.

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